12.11.06


Ségolène prête à mettre ces fainéants de profs de collège au boulot !

A quelques jours de la primaire socialiste, une personne bien intentionnée ( ?) a diffusé sur le net une vidéo extraite d'une table ronde avec des militants à Angers le 21 janvier 2006.

Ségolène y envisageait d’exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour combiner cours et soutien scolaire gratuit (les certifiés doivent une présence de 18 h devant élèves, les agrégés, 15). Ségolène se fonde notamment sur le fait que les enseignants du public travailleraient également pour des entreprises de soutien scolaire "cotées en bourse" mais n'auraient "pas le temps" d'assurer gratuitement du soutien dans leurs établissements. Elle déclarait ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups", ce qu’on peut comprendre eu égard au nombre d’enseignants dans les rangs du PS (environ 1 adhérent sur 5 pense-t-on).

Redoutant d'être "instrumentalisés", les syndicats d'enseignants, pourtant en désaccord, ont réagi prudemment . L'Unsa-Education, deuxième fédération de l'éducation, a néanmoins récusé une proposition "simpliste" et "démagogique" qui méconnaît "le travail des enseignants en terme de préparation, de correction, d'évaluation".

Ségolène Royal s'est refusée à la "polémique": "L'éducation, c'est la première des priorités (...). Je ne veux pas aborder ces sujets au détour d'une polémique. C'est un sujet de fond, nous l'aborderons au moment de la campagne présidentielle".

Dieudonné bouffe à tous les rateliers

Après s’être rendu à la fête de l'Humanité, l’«humoriste» (oui, je sais, c’est beaucoup dire…) Dieudonné s’est affiché hier à la "convention présidentielle" du Front national au Bourget. Il a pu serrer la main de Jean-Marie Le Pen et échanger quelques mots avec lui. Dieudonné affirme être venu se faire un avis "citoyen" hors de toute "diabolisation".

"Je me suis dit que s'il vient, c'est pour manifester sa sympathie", a déclaré Jean-Marie Le Pen.

L’antisémite notoire se retrouve parmi les siens !


11.11.06


Ségolène et la démocratie participative à outrance
La proposition de Ségolène Royal de création de « jurys citoyens » a suscité moult critiques tant à gauche qu’à droite. La candidate aux présidentielles a été volontiers et logiquement taxée de démagogie et de populisme. Le peuple, réduit au silence une fois les élections passées, ayant perdu toute confiance dans la politique, pourrait ainsi contrôler ses élus. Ségolène avait même envisagé que des citoyens puissent assister aux conseils des ministres (elle a ensuite revu sa copie, proposant la réunion de jurys citoyens "en amont" des discussions en conseil des ministres de décisions sur de "grands sujets nationaux").

"Le conseil des ministres, il débat de choses qui relèvent du secret national, des questions militaires. Quand même! C'est sérieux comme question, ça n'est pas un débat sur des questions d'usagers où chacun doit pouvoir donner son avis", a ironisé Dominique Strauss-Kahn.

"Je pense qu'il est bon que les citoyens soient des acteurs, mais il n'est pas bon qu'ils soient des procureurs", a pour sa part déclaré l'ancien Premier ministre Laurent Fabius.

Renaud Dutreil a quant à lui comparé la proposition de Mme Royal à la démarche des"sans-culottes de 1793"

« La démocratie est un jeu entre pouvoir, savoir et peuple. Si on omet le savoir, on verse dans le populisme », met en garde le politologue Jean Viard, directeur de recherche au CNRS, qui estime que mieux vaudrait mettre l’accent sur la formation à l’exercice de la citoyenneté.

La démocratie participative est par ailleurs déjà entrée dans les faits en France dans des limites raisonnables. La loi Voynet oblige à créer dans chaque « pays » ou agglomération de plus de 50 000 habitants un « conseil de développement » composé de représentants des milieux économiques, sociaux, culturels et associatifs. La loi Vaillant (2002), relative à la démocratie de proximité, prévoit, elle, la mise en place de conseils de quartier dans les communes de plus de 80 000 habitants.

Notre système politique ne manque déjà pas de «contre-pouvoirs» (Cour des comptes, syndicats, ordres professionnels…). C’est plutôt à nos représentants élus de redonner par leur action sa légitimité et sa crédibilité à notre démocratie.

2.11.06


Une autre femme face à Ségolène à gauche ?

Partant du postulat que Ségolène Royal sera la candidate du PS (c’est ce qui se profile, non ?), celle-ci ne va-t-elle pas retrouver une autre femme, à sa gauche, dans la course à l’Elysée. Une blonde de surcroît. On l’aura compris la blonde envisagée n’est pas Marie-Georges Buffet, qu’on aurait commencé par présenter différemment…

Il s’agit de Clémentine Autain, adjointe de Delanoë à la mairie de Paris, apparentée communiste, âgée de seulement 33 ans, qui pourrait représenter la gauche antilibérale. Reste, en effet, à cette gauche antilibérale, qui pourrait peser jusqu’à 10 % des suffrages au premier tour, à choisir son héraut (oui je sais le terme n’est pas très gaucho…), si tant est que les compétiteurs se mettent d’accord sur le mode de désignation (Braouzec propose un tirage au sort...). Outre Clémentine Autain, Marie-Georges Buffet, José Bové, Patrick Braouzec et Yves Salesse aspirent à porter les couleurs de la « vraie » gauche. Le facteur de Neuilly, Besancenot, reste quant à lui toujours tenté par l’aventure solitaire. Les 9 et 10 décembre 2006, un vote des collectifs anti-libéraux devrait être organisé pour une candidature unique.

Clémentine a le mérite au moins d’être réaliste quant à ses chances : "Je mesure mes handicaps : je suis jeune, je suis femme, et en plus, je suis blonde !". On retiendra pour notre part qu’elle apporterait un peu de fraîcheur dans la campagne et un joli minois (ce qui nous changera…tant qu’on ne l’élit pas à la présidence…) à défaut d’idées neuves. Clémentine est sans doute tombée dans la politique une peu comme Obélix dans la potion magique : si ses parents sont des artistes (certes politiquement engagés, féminisme et LCR en leur temps), son oncle, François Autain, est sénateur socialo-communiste de Loire-Atlantique et ancien ministre de François Mitterrand et son grand-père a siégé à l'Assemblée nationale. Elle peut se targuer de son expérience d’adjointe au maire chargée de la jeunesse à la mairie de Paris.

Sur le blog de la belle, vous pouvez retrouver son interview du 29 octobre 2006, par Laurence Ferrari, sur Canal + , ainsi que la gauche antilibérale en débat sur le plateau de Christine Ockrent, le 26 octobre 2006. :
http://www.clementineautain.typepad.fr

Autres liens :

Sois belle mais par pitié, tais-toi !!!
Portrait au vitriol de Clémentine.
http://presqueriensurpresquetout.unblog.fr/2006/07/20/sois-belle-mais-par-pitie-tais-toi-hommage-a-raoul-2/

Le site Alternative à gauche 2007
Pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes.
http://www.alternativeagauche2007.org/