Ségolène prête à mettre ces fainéants de profs de collège au boulot !
A quelques jours de la primaire socialiste, une personne bien intentionnée ( ?) a diffusé sur le net une vidéo extraite d'une table ronde avec des militants à Angers le 21 janvier 2006.
Ségolène y envisageait d’exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour combiner cours et soutien scolaire gratuit (les certifiés doivent une présence de 18 h devant élèves, les agrégés, 15). Ségolène se fonde notamment sur le fait que les enseignants du public travailleraient également pour des entreprises de soutien scolaire "cotées en bourse" mais n'auraient "pas le temps" d'assurer gratuitement du soutien dans leurs établissements. Elle déclarait ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups", ce qu’on peut comprendre eu égard au nombre d’enseignants dans les rangs du PS (environ 1 adhérent sur 5 pense-t-on).
Redoutant d'être "instrumentalisés", les syndicats d'enseignants, pourtant en désaccord, ont réagi prudemment . L'Unsa-Education, deuxième fédération de l'éducation, a néanmoins récusé une proposition "simpliste" et "démagogique" qui méconnaît "le travail des enseignants en terme de préparation, de correction, d'évaluation".
Ségolène Royal s'est refusée à la "polémique": "L'éducation, c'est la première des priorités (...). Je ne veux pas aborder ces sujets au détour d'une polémique. C'est un sujet de fond, nous l'aborderons au moment de la campagne présidentielle".