Royal, Fabius, Strauss-Kahn : la course à l’investiture socialiste
Les militants socialistes feront leur choix le 16 novembre 2006. Blogabrac s’intéresse aux trois candidats.
Ségolène Royal adopte des positions pour le moins anticonformistes pour le camp socialiste, que ce soit sur les 35 heures, l'ordre et la justice, la famille, la carte scolaire, positions frôlant parfois la démagogie et le populisme (jurys de citoyens).
La présidente de la Région Poitou-Charentes se fait par ailleurs le chantre de « la décentralisation jusqu'au bout » (régionalisation de toutes les aides aux filières économiques et aux pôles de compétitivité…).
Ségolène, réactionnaire de gauche, ou simple surenchère face à Sarkozy ? Certains militants ont fait leur choix, lors du meeting socialiste de Clermont-Ferrand du 19 octobre 2006, en entonnant, sur l’air de l’hymne pétainiste des années 40, « travail, famille, régions ! Ségolène nous voilà… » (Le Canard enchaîné du 25 octobre 2006)
Laurent Fabius s’engage quant à lui pour une politique de gauche, anti-libérale, et plus sociale, faisant du sort "des ouvriers, des employés, des petits retraités", sa priorité. Il se présente aux militants comme le candidat qui bénéfice de l'expérience des responsabilités nécessaire pour briguer la plus haute fonction de l'Etat.
Dominique Strauss-Kahn se veut pour sa part le candidat d’une sociale-démocratie moderne. Si son objectif n° 1 est la lutte contre les inégalités, il estime que « tout repose sur notre capacité à créer des richesses »* et souhaite améliorer la redistribution fiscale. Il estime être le candidat qui présente un réel projet et met en avant son expertise, particulièrement en matière économique. Il appelle de ses voeux une redéfinition des rapports entre la loi et le contrat.
*Profession de foi du candidat publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre 2006.
Les blogs des candidats :
http://www.desirsdavenir.org/
http://fabius.typepad.com/
http://www.blogdsk.net/
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