30.10.06

Le roi Juan Carlos donne une bien piètre image de la monarchie !

Selon le quotidien Ouzbek Paparatchikmamanfum, le roi Juan Carlos a abattu d’une balle son infortuné compagnon de boisson, l’ours Mitrofan.

Mitrofan qui passait dans son village de Novlenskoé, pour un ours "gai et gentil" avait été "convié" par les autorités russes à une garden party en l’honneur du roi Juan Carlos dans la région de Vologda, à quelque 500 km au nord de Moscou.

Selon les témoignages concordants de la plupart des convives, Mitrofan et Juan Carlos se seraient lancés, à l’instigation du roi, dans un concours de boisson, en l’occurrence de la vodka-miel. Les intentions du monarque, qui est réputé tenir particulièrement bien l’alcool, étaient loin d’être nobles. Chasseur, il escomptait bien ramener un trophée de ses vacances en Russie. Une fois l’ours fin saoul, Juan Carlos l’a poussé hors la taverne de Vologda, où il l’avait conduit 6 heures plus tôt, pour le menacer du fusil de chasse qu’un de ses domestiques lui avait tendu.

Mitrofan, titubant sous l’effet des litres de vodka-miel, a immédiatement levé les mains en l’air pour se rendre (cliché ci-dessous pris par l’un des convives).

Le roi l’a néanmoins abattu de sang froid.

"C'est un meurtre", a déclaré Sergueï Starostine, vice-directeur du Département pour la protection des Ressources de chasse de la région de Vologda (nord de la Russie), joint par téléphone par l'AFP.

La maison royale espagnole a qualifié de "ridicules" ces allégations.

Le gouverneur de la région russe de Vologda Viatcheslav Pozgaliov a quant à lui formellement démenti cette version des faits, indiquant que l’ours Mitrofan dépressif et alcoolique, depuis le départ de sa conjointe, pris de boisson, s’était suicidé.

Récit « presque pas imaginaire» de Blogabrac d’après une dépêche AFP
http://fr.news.yahoo.com/20102006/202/le-roi-d-espagne-aurait-tue-un-ours-apprivoise-et.html

29.10.06


Royal, Fabius, Strauss-Kahn : la course à l’investiture socialiste
Les militants socialistes feront leur choix le 16 novembre 2006. Blogabrac s’intéresse aux trois candidats.

Ségolène Royal adopte des positions pour le moins anticonformistes pour le camp socialiste, que ce soit sur les 35 heures, l'ordre et la justice, la famille, la carte scolaire, positions frôlant parfois la démagogie et le populisme (jurys de citoyens).
La présidente de la Région Poitou-Charentes se fait par ailleurs le chantre de « la décentralisation jusqu'au bout » (régionalisation de toutes les aides aux filières économiques et aux pôles de compétitivité…).
Ségolène, réactionnaire de gauche, ou simple surenchère face à Sarkozy ? Certains militants ont fait leur choix, lors du meeting socialiste de Clermont-Ferrand du 19 octobre 2006, en entonnant, sur l’air de l’hymne pétainiste des années 40, « travail, famille, régions ! Ségolène nous voilà… » (Le Canard enchaîné du 25 octobre 2006)

Laurent Fabius s’engage quant à lui pour une politique de gauche, anti-libérale, et plus sociale, faisant du sort "des ouvriers, des employés, des petits retraités", sa priorité. Il se présente aux militants comme le candidat qui bénéfice de l'expérience des responsabilités nécessaire pour briguer la plus haute fonction de l'Etat.

Dominique Strauss-Kahn se veut pour sa part le candidat d’une sociale-démocratie moderne. Si son objectif n° 1 est la lutte contre les inégalités, il estime que « tout repose sur notre capacité à créer des richesses »* et souhaite améliorer la redistribution fiscale. Il estime être le candidat qui présente un réel projet et met en avant son expertise, particulièrement en matière économique. Il appelle de ses voeux une redéfinition des rapports entre la loi et le contrat.

*Profession de foi du candidat publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre 2006.

Les blogs des candidats :

Ségolène Royal
http://www.desirsdavenir.org/

Laurent Fabius
http://fabius.typepad.com/

Dominique Strauss-Kahn
http://www.blogdsk.net/



Un bus incendié à Marseille, une jeune femme grièvement brûlée
Un an après les émeutes de l'an passé en banlieue, la violence gratuite se déchaîne à nouveau.

Une jeune femme a été grièvement brûlée hier soir dans le XIIIe arrondissement de Marseille
dans l'incendie d'un autobus. Les jours de la jeune femme de 26 ans, brûlée à 60%, notamment à la tête, aux bras et aux jambes, seraient en danger.

Les violences urbaines actuelles suscitent nombre d'interrogations.
Le malaise des banlieues peut-il justifier de tels actes ? Certainement pas. La détresse socio-économique de certains quartiers est-elle utilisée comme prétexte à la violence gratuite ? Certainement. Peut-on encore parler, comme en son temps Chevènement, de "
sauvageons"?

Les réponses ne sont pas toujours évidentes. Ces jeunes ont-ils conscience de la gravité de leurs actes et de leurs conséquences? Le "battage médiatique" autour de la commémoration des émeutes
de l'an passé en banlieue ne pousse-t-elle pas de jeunes délinquants à la surenchère ?

27.10.06


La tension dans les banlieues d'Ile-de-France vue de New York
(New York Times du 26-10-2006)

Youths Set Fire to Buses Outside Paris

PARIS, Oct. 26 — On the eve of the first anniversary of the three weeks of rioting that wracked the Paris suburbs, the police were worrying about an outbreak of copycat violence after youth gangs set four passenger buses on fire in five days.

No one was hurt in the attacks, but some passengers barely escaped the flames, police and transport officials said today.

The tactic was the same each time: A group of young men, some masked or hooded, waited at a suburban bus stop, then forced the passengers off and set the vehicle ablaze.

In one incident today, the police said the attackers apparently were armed with handguns, an ominous progression from the metal bars and rocks typically used last year. And at least one attack took place outside one of the housing projects that have been the focus of the violence.

The Paris transit system has suspended some night service in trouble spots and is considering other measures, like rerouting buses to avoid dangerous areas.

“This is different from last year. I haven’t seen anything like this before,” said Joaquin Masanet, head of the police union. “It’s one thing when it’s a baseball bat. Here we have men in face masks waving guns.”

Defense Minister Michèle Alliot-Marie said what set the latest string of attacks apart was an apparent “desire to kill.”

“Some individuals are looking to provoke, and sometimes go further,” Ms. Alliot-Marie told the broadcaster i-Tele. The first bus was burned in daylight Sunday in Grigny, east of Paris. The three others were burned in quick succession Wednesday night and early today.

Just before 1 a.m. this morning, about 10 young men, five of them armed with handguns, ambushed a bus in the suburb of Montreuil, east of Paris, the police said. They herded the driver and his passengers off at gunpoint before driving off. In a nearby housing project, they set the bus ablaze.

Earlier that night, half a dozen youths attacked a bus in Nanterre, west of the capital, in an area usually considered safe by Paris transport officials. The youths, their faces hidden by hoods and masks, doused the bus with flammable liquid and set it on fire. The five passengers and their driver barely had time to get out in time, according to a transit systems spokeswoman.

In a third incident, south of Paris, three young men forced passengers off a bus before catapulting a makeshift gasoline bomb into the empty bus.

Franck Louvrier, spokesman for Interior Minister Nicolas Sarkozy, said it was too early to compare this week’s events with last year’s violence.

“You can’t compare four weeks of riots to what happened on that one night,” he said.

But he stressed that the Interior Ministry was on high alert. “We are very vigilant,” he said. “It is very serious that in one case they appear to have used guns. In France, a firearm is much harder to obtain than, say, a baseball bat.” As of this evening police had not confirmed whether the guns used in the attack were real.