23.7.08

Vote favorable de Jack Lang à la réforme des institutions



Déjà, en acceptant l'an dernier de participer, sans l'aval du PS, au Comité Balladur sur la réforme des institutions, l'ancien ministre avait déjà démissionné en juillet 2007 des instances dirigeantes du PS.

Le vote du député du Pas-de-Calais a été quasi-décisif en faveur de la réforme, passée à une voix près.

Les réactions ne se sont pas faites attendre :

"Jack Lang n'a plus sa place dans notre famille", a lancé Julien Dray, porte-parole du PS.

"Il a franchi le Rubicon", s'est écrié le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault. L'ancien ministre a été mis à l'index: "Il n'y a pas d'exclusion formelle. On a pris acte que Jack Lang s'est mis lui-même en dehors du groupe socialiste" à l'Assemblée, a annoncé le député-maire de Nantes.

11 députés et trois sénateurs socialistes du Pas-de-Calais se sont "clairement désolidarisés" de leur collègue.

Le premier secrétaire, François Hollande a appelé Jack Lang mardi à "prendre conscience de ce qu'il a fait et en tirer toutes les conclusions sur le plan moral".

"Je n'imagine pas que cela puisse rester sans conséquences", a souligné à l'AFP Bruno Le Roux. "En toute logique, il ne peut plus avoir le soutien du parti aux prochaines élections", a ajouté le secrétaire national PS aux élections.

Le député du Pas-de-Calais ne s'en laisse pas pour autant compter : "Il n'est au pouvoir de personne de me rayer de la carte du paysage politique français".

"Socialiste je suis, socialiste je resterai et il n'appartient à aucune instance, surtout d'un parti aujourd'hui en crise, de me retirer quelque étiquette que ce soit".

L'UMP a volé au secours du sauveur de la réforme, dénonçant une "chasse à l'homme".

En outre, à quatre mois du congrès de Reims, quatre députés - parmi les 17 qui avaient plaidé fin mai pour un "compromis" avec le gouvernement sur la réforme- ont dénoncé la politique de la direction d'opposition "systématique" à Nicolas Sarkozy.

Après avoir voté "par discipline" contre le texte, les rénovateurs Manuel Valls et Gaëtan Gorce, Christophe Caresche (proche de Bertrand Delanoë) et le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen, ont dans une tribune au Monde, fustigé l'incapacité du PS à "s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien" qui "le conduit a s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".

Dans les couloirs de l'Assemblée, Jean-Marie Le Guen a dénoncé un appareil PS qui "se rétrécit sur lui-même et ses certitudes et ne montre pas un esprit d'ouverture".


10.6.07

Ce jour, baptême électoral pour Lang au MoDem !

Fille de l'ancien ministre socialiste Jack Lang, la comédienne Valérie Lang a été investie par le Mouvement démocrate (MoDem) comme suppléante de Jean-Louis Ragot dans la troisième circonscription des Hauts-de-Seine.

« J'ai 40 ans, je fais ce que je veux". "Mon père sait que je suis une fille de gauche et que je ne renie pas mes convictions, jamais". "Mais je n'ai jamais été totalement adhérente du Parti socialiste. Moi, j'étais même plus à gauche que le Parti socialiste, j'ai souvent voté dans ma vie communiste".

"Et si demain, je dois m'engager pour un certain nombre de cause et que François Bayrou me dit 'Je n'y tiens pas', eh bien, je partirai", a affirmé Valérie Lang. "Ce qui est magnifique dans ce parti, c'est la liberté de penser autrement. Ce n'est pas un appareil lourd, il n'y a pas d'éléphant, donc je suis venue en disant 'voilà, j'ai envie de travailler avec vous, prenez-moi, je suis d'accord pour être suppléante ou même candidate pour votre parti".

Selon elle, cet engagement n'est pas "une trahison". "Je ne suis pas allée chez Sarkozy, je suis chez François Bayrou qui se dit un homme du centre et je lui fais confiance". Elle explique son engagement auprès de François Bayrou comme une « alternative à la droite dure de Nicolas Sarkozy. » Se revendiquant ouvertement « de gauche », elle soutient que le Modem constitue un véritable renouvellement de la vie politique auquel elle souhaite continuer de participer, comme candidate aux municipales et comme responsable au sein du parti des questions de culture et de service public...

1.5.07

Un pépin à l'origine d'un pépin fatal

Doina Matei, une Roumaine de 21 ans, a été arrêtée pour le meurtre, jeudi 26 avril 2007, de Vanessa Russo, 23 ans, jeudi dernier dans le métro de Rome. A la suite d’une altercation, la jeune prostituée a porté un coup fatal à sa victime à la sortie du métro en lui enfonçant la pointe de son parapluie dans l'oeil. La pointe s'est profondément enfoncée dans la boîte crânienne et a sectionné une artère.
Les réactions politiques ont été vives. La Ligue du nord du nord est partie en croisade, alertant contre les Roumains, accusés de tous les maux. La facilité avec laquelle la meurtrière et la mineure qui l'accompagnait ont pu quitter le métro une fois le meurtre perpétré a également suscité une polémique.

Doina Matei, la meurtrière au parapluie